Webinar "Aux sources du travail du clic : automates et usines à calcul (XVIIIe-XXIe siècle)” (16 déc. 2020, 19h)
Ciao a tutt*, ancora profondamente influenzato dall'ultimo seminario Nexa di Enrico Donaggio sul libro "Dominio e sottomissione" di Remo Bodei, un piccolo messaggio per coloro che parlano francese: oggi dalle 19 alle 21, l'EHESS e la Gaîté Lyrique organizzano una sessione speciale del mio seminario "Etudier les cultures du numérique", nel quale si parlerà di robots e "data factories" dal XVIII secolo ad oggi. Dalla "meccanica razionale" di Galileo alle prime "usines à calcul" durante la rivoluzione francese, dalla disputa tra Airy e Babbage sul ruolo delle macchine, all'invisibilizzazione (dal New Deal americano in poi) di coloro che svolgono il lavoro di produzione e di annotazione dei dati. Sarò in compagnia del collettivo artistico RYBN, che fra le altre cose ha condotto il progetto Human Computers. Ecco la pagina con i link per seguire il webinar su Zoom o su Facebook: https://gaite-lyrique.net/evenement/aux-sources-du-travail-du-clic-automates... --- "Aux sources du travail du clic : automates et usines à calcul (XVIIIe-XXe siècle)" Avec Antonio Casilli et le collectif RYBN Se pencher sur l’impact actuel de l’intelligence artificielle sur la société implique d’abord qu’on analyse le "travail du clic" nécessaire pour produire de grandes bases de données qui permettent l'apprentissage machine. Myriades de travailleur·euse·s, souvent recruté·e·s par le biais de plateformes numériques spécialisées, annotent, étiquettent, corrigent et trient les données qui permettent de calibrer et de tester des solutions intelligentes. Les micro-tâches réalisées par cette force de travail invisibilisée consistent, par exemple, à étiqueter des objets sur une photographie pour entraîner des modèles de vision par ordinateur, ou à vérifier l'exactitude des transcriptions réalisée par des système de conversion de la parole en texte. Ces tâches de calcul humain, fragmentées et déléguées à une main d’oeuvre sous-payée, pourraient sembler un phénomène récent, mais en réalité elles existent depuis plusieurs siècles. Les recherches historiques documentent la présence d’ "ordinateurs humains" (human computers) avant notre époque. A la fin du XVIIIe on confiait à des chômeurs des tâches de calcul répétitives, nécessaires pour fabriquer les tables logarithmiques. Dans le courant du XIXe siècle, l’idée allait être reproduite dans d'autres domaines tels que les données météorologiques, l’analyse des transmissions électriques, l’astronomie. Déjà à cette époque le travail des "ordinateurs humains" oscillait entre deux modèles différents : la salle de calcul, proche du paradigme de l’usine, qui allait devenir le prototype des data center des plateformes capitalistes ; le calcul domestique, proche de la "cottage industry", qui allait inspirer les grandes plateformes de micro-travail comme Amazon Mechanical Turk. Si ces activités de human computing ont survécu à l'essor de l’électronique et du numérique au XXe siècle, et deviennent aujourd’hui l’ingrédient secret de l’intelligence artificielle, il est urgent de les analyser en jetant un pont entre l'histoire des sciences et la sociologie des technologies. -- Antonio A. Casilli Professor, Telecom Paris, Institut Polytechnique de Paris Member, Interdisciplinary Institute for Innovation (i3 UMR 9217 CNRS) Associate Member, LACI-IIAC (EHESS) Faculty Fellow, Nexa Center for Internet & Society *We respect your right to disconnect. This email send time is due to my own workflow efficiency. You are in no obligation to take action or reply to it outside your office hours.*
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Antonio Casilli