L'urgence sanitaire nous oblige à faire
des sacrifices. Mais pourquoi les libraires plus qu'Amazon, et les
fleuristes ou marchands de jouets du quartier davantage que la
grande surface ?
Tribune.«Pas
un jour ne passe sans que je lise. Ce n’est pas un délassement,
c’est un pain quotidien.»La nourriture de
l’esprit aussi essentielle que celle du corps. L’auteur de ces
lignes a-t-il bataillé ces derniers jours pour maintenir les
librairies ouvertes ? Eh bien non. Pire, il est celui qui, seul,
refusa la dérogation tant espérée par un écosystème tristement
habitué à se voir flatté dans les discours davantage que
considéré dans les actes. Emmanuel Macron a fait le choix, au
dernier moment, de retirer des bouches ce «pain quotidien».