Non viene esteso l'accesso al DNA dei parenti per incastrare i sospetti.. <https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/12/05/l-assemblee-nationale-renon...> L’Assemblée nationale, examinant le projet de loi de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice, est revenue, mardi 4 décembre, sur deux modifications qui devaient être apportées au fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg). Lire aussi Justice : les principales dispositions d’un gigantesque projet de loi Ce fichier, créé en 1998 dans une France traumatisée par le périple meurtrier de Guy Georges, est devenu un des outils de prédilection de la police judiciaire. Lorsqu’une trace d’ADN (sperme, sang, salive, cheveux…) est récupérée sur une scène de crime, elle est immédiatement comparée au stock de cet énorme fichier. Et révèle, lorsque les enquêteurs sont chanceux, un nom. Originellement destiné à la lutte contre les crimes sexuels, il n’a cessé d’être élargi. Il est désormais alimenté dans un très grand nombre d’affaires, du terrorisme au trafic d’armes, en passant par le proxénétisme, le trafic de stupéfiants ou les violences volontaires. Vingt ans après sa création, il abrite donc aujourd’hui une masse considérable de données : presque trois millions de profils génétiques et 480 000 traces d’ADN non identifiées. Elargissement de la recherche « en parenté » En commission des lois et avec la bénédiction de la ministre de la justice, les députés avaient apporté une importante modification au cadre juridique du Fnaeg en élargissant les possibilités de recherche « en parenté ». Cette méthode de recherche a été introduite en France en 2011 par un capitaine de gendarmerie astucieux. Malgré les nombreuses traces d’ADN recueillies sur la scène de crime, l’enquête sur le meurtre d’Elodie Kulik — fortement médiatisé — est alors dans une impasse. Le gendarme s’engouffre dans un vide juridique : plutôt que de chercher une correspondance parfaite dans le Fnaeg, il cherche des individus dont le profil ADN ressemble à celui de leur suspect inconnu. Jusqu’ici muet, le fichier parle et amène les enquêteurs jusqu’à celui qui se révélera être le père d’un des meurtriers. Cette méthode a été utilisée sans cadre légal solide jusqu’à la réforme pénale de juin 2016 qui l’a cantonnée aux « personnes apparentées en ligne directe » au suspect. Comprendre : ses parents ou ses enfants. [....]