Per i lettori francesi ho anche scritto un testo di questo ordine, in risposta a quello di Paul Preciado e in una forma più letteraria: "Où-sont nous enfermés ?" (Dove siamo rinchiusi?") --- Lu ce matin un texte de Paul B. Preciado, précieux commentateur des bio-politiques. Il se termine par ceci : Pendant des années, nous avons placé les migrants et les réfugiés dans des centres de détention, limbes politiques sans droit et sans citoyenneté, perpétuelles salles d’attente. Maintenant, c’est nous qui vivons dans les centres de détention de nos propres maisons. Dans le chapitre 57 – rassurez-vous, ils sont courts – de Sœur(s), écrit au printemps 2017, j’ai mis dans la voix intérieure de la mère d’une jeune fille, ces mots : Elle dit, vous ne savez pas reconnaître les camps d’internement des Roms d’il y a 80 ans parce que maintenant les barbelés sont tout autour de nous et on les parque, les nomades d’aujourd’hui, dans des espaces interstitiels de plus en plus réduits entre nos propres zones d’internement. Elle dit, même les généreux s’y retrouvent murés, un geste pour rendre ces interstices un peu plus vivables est aussitôt détruit parce qu’on les rétrécit, qu’on les pourrit, mais au moins ceux qui essayent les voient, ceux qui sont dedans. Elle dit que nous méritons bien d’être parqués dans notre grand camp de consommation forcée et de travaux bureaucratisés. La suite ici : https://www.atelierdebricolage.net/?p = 12023