On fête le centenaire de la naissance ou de la mort d’un auteur mais, à l’heure du numérique, n’est-il pas tout aussi important de célébrer comme il se doit son entrée dans le domaine public ?
Pour rappel, le domaine public désigne les œuvres de l’esprit qui ne sont plus couvertes par le droit d’auteur. En France une œuvre « tombe » (ou plutôt « entre » voire « s’élève ») généralement dans le domaine public 70 ans après la mort de son auteur, c’est-à-dire qu’elle revient au public.
C’est un prolongement de la « Journée du Domaine Public », initiée par
le réseau européen Communia et organisée en France depuis 2010
par Wikimedia France, Creative Commons France, Open Knowledge
Fondation France, la liste SavoirCom1 et la Quadrature du Net.
Ce festival est à l’initiative d’Alexis Kauffmann et de
Véronique Boukali, enseignants de formation et fondateurs
respectifs de Framasoft et Romaine Lubrique.
Parce que, grâce aux nouvelles technologies, le domaine
public acquiert une importance nouvelle.
Les œuvres du domaine public, lorsqu’elles sont numérisées,
sont accessibles à tous ; elles peuvent être diffusées,
échangées, modifiées librement. C’est un vaste patrimoine
commun que chacun peut redécouvrir, s’approprier et réinventer
comme bon lui semble.
Le domaine public réalise ainsi sa promesse : donner aux
œuvres une « seconde vie », en permettant à tout un chacun d’y
accéder sans demander d’autorisation ni de payer de droits.
Ce festival se donne pour but de sensibiliser le plus grand
nombre à l’importance et à la richesse du domaine public, par
un ensemble de manifestations à la croisée de la culture, des
nouvelles technologies et de la création.